Cette année, Halloween tombe un samedi : le 31 octobre 2026 arrive en plein cœur des congés scolaires, et les petites mains vont avoir dix jours pour préparer la maison. Plutôt que de tout acheter en magasin, c’est l’occasion rêvée de sortir les ciseaux, la colle et la peinture : la fête d’origine celtique est devenue l’un des grands rendez-vous créatifs de l’automne, et presque tout se fabrique à la maison.
Plan de l'article
Une fête qui se prépare de plus en plus en amont #
Halloween n’est plus un phénomène marginal en France. Selon une étude OpinionWay pour Bonial relayée par Toute la Franchise, les Français qui fêtent Halloween y consacraient en 2024 un budget moyen de 85 euros par personne, et le marché pesait environ 300 millions d’euros en 2023 d’après une étude ObSoCo pour Les Confiseurs de France. Déguisements, décorations, bonbons : tout un rituel s’est installé, et avec lui une envie croissante de faire soi-même plutôt que d’acheter tout prêt.
Le signe qui ne trompe pas : les ateliers encadrés se multiplient partout. En Île-de-France, le programme Halloween 2026 recensé par Sortiraparis affiche des ateliers gratuits de creusage de citrouille à La Défense les 30 et 31 octobre, des ateliers de fabrication de masques pour les enfants dès 7 ans dans le Marais, et des journées créatives gratuites dans les bibliothèques parisiennes le 31 octobre, entre chasse au trésor, lectures frissonnantes et ateliers manuels.
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La citrouille, reine des réalisations maison #
C’est le grand classique, et il n’a pas pris une ride. Choisissez une citrouille bien ferme, découpez un chapeau autour du pédoncule, videz-la à la cuillère à glace (gardez les graines, elles se grillent au four !), puis dessinez le visage au feutre avant de découper. Pour les plus jeunes, pas besoin de couteau : une citrouille simplement peinte, décorée de gommettes ou habillée de chutes de tissu fait parfaitement illusion, sans aucun risque.
Trois variantes à tester cette année
La citrouille lanterne version douce : on remplace la bougie par une guirlande LED à piles, plus sûre avec des enfants. La citrouille végétale : on plante des succulentes ou des fleurs de saison dans la calotte évidée, pour une décoration qui tient jusqu’à la Toussaint. Et la mini-citrouille à visage feutré, parfaite pour les petites mains de maternelle.
Guirlandes, fantômes et araignées : le papier fait tout #
Pour transformer le salon en manoir hanté, rien ne vaut le papier. Les fantômes en papier de soie — une boule de papier froissé, un carré blanc par-dessus, un fil et deux yeux au feutre — se suspendent en nuée au plafond. Les guirlandes de chauves-souris se découpent en accordéon dans du papier noir : une activité idéale pour apprendre aux enfants le pliage symétrique. Les araignées se fabriquent avec une boîte d’œufs peinte en noir et des cure-pipes en guise de pattes, un grand classique des ateliers périscolaires qui fonctionne à tous les coups.
Côté fenêtres, les silhouettes en papier noir (chat qui fait le gros dos, sorcière sur son balai, maison biscornue) collées sur les vitres produisent un effet théâtre d’ombres dès que la nuit tombe — et elle tombe tôt fin octobre, surtout après le passage à l’heure d’hiver le 25.
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Des déguisements qui sortent de la boîte à couture #
Pas besoin d’être couturière pour déguiser toute la famille. Le fantôme reste indémodable : un vieux drap blanc, deux trous pour les yeux, et le tour est joué. La momie se fabrique avec des bandes de vieux tee-shirts blancs déchirés, cousues ou épinglées sur des vêtements sombres. Pour la sorcière, un tour de chapeau en carton noir roulé en cône et une cape taillée dans un tissu de récupération suffisent. L’important, c’est que l’enfant participe à la fabrication : c’est toute la différence entre un costume porté et un costume raconté fièrement à la sortie de l’école.
L’atelier cuisine, grand final de la semaine
Le jour J, on termine en cuisine : sablés fantômes glacés au sucre, clémentines-citrouilles (un simple trait de feutre alimentaire), bananes-fantômes aux pépites de chocolat. Même les grandes écoles s’y mettent : à Paris, un atelier spécial ados propose cette année risotto de courge et cookies d’Halloween fin octobre. À la maison, la version familiale fonctionne tout aussi bien — et sent bon la cannelle.
Le vrai bonus : des souvenirs, pas seulement des décorations #
Fabriquer sa décoration d’Halloween, c’est l’activité d’éveil par excellence : découpage, peinture, manipulation, comptage des pattes d’araignées pour les plus petits, patience et planification pour les plus grands. Et le soir du 31, quand les premiers déguisés sonneront à la porte, vos enfants pourront dire que les fantômes de l’entrée, c’est eux. Une fierté qui vaut tous les sachets de bonbons.




